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La naissance de l’Islam

Mohammed ﷺ, le Prophète de l’Islam

Vers 570, Mohammed voit le jour dans une famille appartenant aux Quraich, la principale tribu de la Mecque.

Le père de Mohammed, Abdallah ibn Abd al-Mouttalib, meurt un peu avant sa naissance. Mohammed est envoyé quelque temps dans une famille de bédouins, où il acquiert et le goût de la vie solitaire.
Sa mère, Amina, disparaît alors qu’il a six ans.  Il est confié à son grand-père, chef du clan Hashim.  A la mort de celui-ci, c’est son oncle, Abou Talib, qui prend le relais de son éducation.

A l’âge de 20 ans, Mohammed entre au service d’une riche commerçante, veuve, Khadijah, qu’il finit par épouser. Khadijah lui donne deux fils dont aucun ne survivra, puis quatre filles.

Grotte de Hira
Grotte de Hira

L’année de ses quarante ans, Un jour que Mohammed se trouve dans une grotte du Mont Hira, où il aime se retirer régulièrement pour méditer, il entend une voix (qu’il identifiera plus tard comme celle de l’ange Gabriel – Jibril en arabe) qui lui ordonne :

« Lis : au nom de ton Seigneur qui a créé, qui a créé l’homme à partir d’une adhérence (caillot de sang) »
(Coran 96:1-2)

Alors que Mohammed répond qu’il ne sait ni lire ni écrire, l’ange lui réitère l’ordre donné. Mohammed finit par répéter les mots que le voix lui dicte. Ils formeront le premier verset de la sourate 96 du Coran, qui rappelle que Dieu a créé l’homme, qu’il est son guide et la source du savoir.

Effrayé, Mohammed s’enfuit de la grotte et ne confie expérience qu’à son épouse et à ses proches.  Mais les révélations se succèdent, et il finit par accepter de prêcher le nouveau message.
C’est chez les pauvres et les esclaves que celui-ci est d’abord entendu et accepté. Les notables de la ville, et particulièrement son propre clan, s’y opposent fermement, car il est basé sur l’affirmation de l’Unicité de Dieu, ce qui va à l’encontre évident de l’intérêt des marchands, qui tirent une grande partie de leurs revenus des pèlerinages polythéistes.

La hijrah (ou Hégire – migration) des musulmans à Médine

Après 10 années de prêche qui conduit un nombre croissant de mecquois à se convertir, les opposants à Mohammed, se font de plus en plus violents, au point que le Prophète décide d’envoyer une partie de ses fidèles en Ethiopie pour les placer à l’abri. Le Roi chrétien, constatant que les musulmans partagent le même respect pour Jésus et Marie, leur offre sa protection. Un geste que les musulmans n’oublieront jamais.
Mohammed envoie à Yathrib (Médine) une autre partie de ses fidèles, qu’il rejoint en 622, en compagnie de son ami Abou Bakr al-Siddiq, après que les notables de La Mecque aient tenté de l’assassiner. Mohammed et Abou Bakr échappent aux meurtriers en se réfugiant dans une grotte, à côté de laquelle leurs poursuivants passent pourtant sans découvrir leur cachette. (Voir le poème de François Coppée qui retrace l’événement)

La construction de la 1ère mosquée à Médine
La construction de la 1ère mosquée à Médine

C’est ce qu’on appelle la hijrah (hégire, en français), qui marque la première année de l’ère islamique et le point de départ du calendrier musulman. L’hégire représente également en quelque sorte la fondation de la communauté musulmane.  Ceux qui ont accompagné le Prophète dans la Hijrah seront appelés les  Mouhajirounes , tandis que les natifs de Médine convertis à l’islam seront appelés les Ansars (les « alliés »).

Mais les Mecquois ne renoncent pas à leurs projets d’éliminer les adeptes du monothéisme, et engagent plusieurs batailles contre eux, dont la première à lieu en 624, près de Badr, au sud-ouest de Médine.  L’armée musulmane, trois fois moins importante que l’armée mecquoise, parvient à mettre cette dernière en déroute.

Un an plus tard, les Mecquois attaquent de nouveau, en alignant cette fois plus de 3000 hommes, au mont Ouhoud, près de Médine. Cette fois, les musulmans sont battus, et Mohammed blessé.

En 627, les Mecquois décident de s’emparer de Médine, avec une armée de 10 000 hommes. Mais les musulmans creusent des tranchées dans lesquelles les cavaliers mecquois viennent d’enferrer, et subissent les assauts des archers musulmans. A la suite de cette bataille, connue sous le nom de « bataille des tranchées », les mecquois sont contraints de se retirer et laisser Médine aux musulmans.

La conquête de la Mecque

C’est à ce moment que s’établit la « constitution de Médine » (traité de Houdaybiyya), qui fixe les règles de la communauté des musulmans. Elle définit également le rôle des non-musulmans vivant au sein de la communauté.  Les chrétiens et les juifs, par exemple, sont dhimmis, c’est-à-dire qu’ils jouissent d’une protection particulière tant qu’ils se conforment aux lois.  Le paiement d’une taxe symbolique leur permet de pratiquer librement et pleinement leur religion.  Ce statut n’est toutefois refusé aux polythéistes, qui ne sauraient être tolérés au sein d’une communauté fondée sur l’unicité de Dieu.

La Mecque à l'époque du Prophète (ص)
La Mecque à l’époque du Prophète (ص)

Mohammed entame également une intense activité diplomatique, ses alliances lui permettent, en 629, de revenir et à La Mecque, et d’en prendre possession sans verser le sang. Il détruit les idoles placées à l’intérieur de la Ka’aba afin de mettre  un terme définitif aux pratiques païennes. Certains des plus redoutables adversaires de Mohammed, comme ‘Amr ibn al-‘As, le futur conquérant d’Égypte, et Khalid ibn al-Walid, le futur « Sabre d’Allah », se convertissent et deviennent les plus ardents défenseurs de l’Islam.

En 632, Mohammed s’éteint après une courte maladie, aux côtés de son épouse ‘Aisha.

La succession

Le califat d’Abou Bakr

Avec la mort de Mohammed, quatre compagnons peuvent aspirer à sa succession : Abou Bakr al-Siddiq, l’ami fidèle,  ‘Omar ibn al-Khattab, Outhman ibn ‘Affan, l’un des tous premiers convertis,  et ‘Ali ibn Abi Talib, le cousin et gendre de Mohammed.

C’est finalement Abou Bakr qui est, à l’unanimité, choisi, et devient ainsi le premier Calife (خَلِيفَة : khalifa – successeur) du Prophète.

Abou Bakr consolide l’allégeance avec les tribus converties, étend le champ de ses alliances, et démontre la capacité d’un Etat musulman à exister face aux Sassanides et aux byzantins.

Son règne ne dure que 2 ans. C’est ‘Omar qui est désigné par Abu Bakr lui-même pour lui succéder.

 

Le califat d‘Omar

Omar, qui prend le nom d’Amir al-Mou’minin (« prince » ou « commandeur » des croyants) poursuit le travail d’Abu Bakr. L’islam étend son autorité jusqu’en Syrie, en Égypte, en Irak, en Perse, et en Syrie. La victoire de Yarmouk  contibue  notamment à affaiblir la puissance des Byzantins.

Le monde musulman à son apogée
Le monde musulman à son apogée

Dès 687,  à al-Qadisiyah, en Irak, la cavalerie musulmane fait fuir les  éléphants que les Persans utilisent comme force d’assaut. La Perse est définitivement conquise à la bataille de Nahavand, appelée la « conquête des conquêtes.

Une des caractéristiques des « conquêtes » musulmanes est l’esprit de tolérance avec lequel sont administrés les territoires dont ils se rendent maîtres.   ’Les populations sont protégées, les ni occupées, ni détruites, et la liberté de culte assurée. Les structures gouvernementales sont souvent conservées telle quelles, sous la direction toutefois d’un gouverneur musulman. ‘Omar jettent les bases d’un Etat solide et durable, parfaitement organisé, tant sur le plan financier qu’administratif.

Le califat d’Uthman

‘Omar ibn al-Khattab est assassiné en 644 par un esclave persan zoroastre. Son successeur, Uthman,  continue de défendre l’État musulman contre les Byzantins, conquiert la Libye et crée une armée navale.

Mais le calife Uthman est surtout connu pour être celui qui a établi la version définitive du Coran. Afin d’éviter que ne circulent des versions approximatives du texte sacré, Uthman constitue un comité de savants qui collecte les versets dont il est assuré de l’authenticité et fait détruire tous les autres exemplaires. Des copies sont envoyées en plusieurs points du monde musulman.

Le Coran d'Uthman
Exemplaire du Coran d’Uthman

Les copies du Coran écrites de nos jours suivent toujours, mot pour mot et lettre pour lettre, cette compilation appelée « ar-rasm al-othmanî », la « Vulgate d’Uthman ». Quelques-unes de ces copies existeraient encore aujourd’hui : l’une se trouverait à Istanbul, l’autre à Tachkent (Ouzbékistan), une troisième au British Museum de Londres.

Uthman  assassiné à son tout, en 656 dans sa maison  de Médine, par des opposants. Il sera remplacé par  ‘Ali ibn Abi Talib.

 

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