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Le Festival du Film Saoudien

FESTIVAL DU FILM SAOUDIEN : LES SAOUDIENNES PRIMÉES

Le 24 fevrier 2015 s’achevait le 2ème Festival du Film saoudien de Dammam.

Etrangeté ou perspective d’espoir, alors que les salles de cinéma sont, aujourd’hui encore, interdites dans le pays.

Les saoudiens sont pourtant fervents amateurs de films, qu’ils ne peuvent regarder que chez eux ou lors de leurs déplacements à l’étranger. 600 spectateurs ont assisté au festival organisé par une ONG, la « Société pour la culture et l’art », sous la direction de Ahmed al-Mulla.

C’est une réalisatrice saoudienne, Hana al-Omair, qui a remporté le palmier d’or du meilleur film pour son film La plainte, qui raconte l’histoire d’une employée d’hôpital se plaignant auprès d’une collègue de tout ce qui va mal dans sa vie.

Le deuxième prix a été attribué à une autre réalisatrice, Shahad Amin, pour son film allégorique Oeil et sirène sur l’histoire d’une fillette qui découvre que son père a torturé une sirène pour en extraire des perles noires.

Avec la « Fourmi d’Adam », le réalisateur Mohanna Abdallah a remporté le troisième prix, en décrivant un détenu cherchant à devenir l’ami d’une fourmi entre les murs de sa cellule.

60 films étaient présentés au total. Parmi eux, des documentaires , dont le premier prix est allé au « Grand mariage » de Fayçal al-Otaibi sur des noces de deux semaines aux Comores. C’est Mohammed al-Faraj, qui a remporté le prix du meilleur film d’un étudiant en cinéma, avec son film « Perdu », sur les conditions des apatrides en Arabie  saoudite.

Pour Ahmed al-Mulla, qui affirme n’avoir subi aucune censure préalable à l’organisation de son festival, celui-ci va contribuer l’essor du cinéma en Arabie saoudite, malgré les critiques des milieux ultra-conservateurs, minoritaires, mais très actifs au sein du Royaume, qui se sont déchaînés sur les réseaux sociaux pour fustiger un art qui véhicule des « valeurs occidentales »

Quoi qu’il en soit, ce festival révèle que le cinéma saoudien existe, qu’il est bien vivant, et qu’il révèle de magnifiques talents. On se souvient (voir article) qu’en 2012 la réalisatrice saoudienne Haifaa al-Mansour avait fait sensation avec son superbe film Wadjda.

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